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IAA/Investissement Les industriels de l’alimentaire se disent prêts à investir

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Selon la traditionnelle étude réalisée par l’IPA, le salon international du process et du conditionnement alimentaire, les industries agroalimentaires affichent une plus grande sérénité face à la conjoncture économique, et un réel optimisme pour le long terme. Elles se disent majoritairement prêts à investir, même s’il existe de nombreuses disparités dans les intentions.

Réalisée en mars 2012, cette enquête a permis de recueillir les témoignages de 314 professionnels nationaux et internationaux issus de tous les secteurs représentatifs des IAA (voir encadré). Selon les premiers résultats, les industries agroalimentaires affichent une plus grande sérénité face à la conjoncture économique, et un réel optimisme pour le long terme. « Les industriels annoncent une reprise progressive de leurs investissements d’ici la fin de l’année. Outre les équipements, ils prévoient d’investir dans la sécurité et la recherche pour gagner en compétitivité et améliorer leurs performances industrielles, explique Valérie Dissaux, responsable communication du salon IPA. Comme en 2010, ces investissements sont avant tout motivés par des gains de productivité (80 %), l’amélioration des performances industrielles (79 %), une meilleure flexibilité des outils de production (68 %) ou encore la diversification de la gamme de produits (63 %). L’amélioration de la sécurité sanitaire et/ou humaine (73 %) et l’innovation (70 %) restent très porteurs. Par ailleurs, les projets d’investissement en faveur d’une politique de développement durable sont surtout motivés par des perspectives d’économies futures: les projets se portent sur des sujets comme les économies d’énergie et l’utilisation d’énergies renouvelables, la réduction de la consommation d’eau et de fluides, ou l’optimisation des emballages».

Confiance accrue dans la conjoncture mais prudence
Les résultats de l’enquête montrent que les professionnels de l’industrie agroalimentaire restent confiants. Comme en 2010, les 3/4 d’entre eux jugent la conjoncture stable ou plutôt bonne à court et moyen terme. Les répondants sont plus nombreux à estimer que la conjoncture est plutôt bonne actuellement (23 % vs 16 % en 2010). Ils sont 27 % à considérer qu’elle le sera à moyen terme (sous 2/3 ans) et 32 % sur le long terme (40% vs 34% en 2010), ce qui traduit une certaine prudence. Les prévisions d’investissements sont étalées dans le temps, et sont majoritairement décalées, pour 2012, au second semestre. D’ailleurs, plus les échéances sont éloignées, plus les perspectives d’investissements se redressent. Si l’attentisme est encore de rigueur, les montants d’investissements pour 2012 sont en moyenne fixés à plus de 200 000 euros: 46 % des répondants envisagent d’aller au-delà, et 30 % annoncent une enveloppe de plus de 400 000 euros. Naturellement, la taille des entreprises influe fortement sur le montant des projets : plus elles sont importantes, plus leurs investissements sont élevés. De même, la durée moyenne de renouvellement des équipements pour les grandes unités de production s’allonge d’un an par rapport à l’enquête 2010 (où elle était alors de 10 à 11 ans). Elle est prévue à 11-12 ans. Au top 3 des pays fournisseurs d’équipements pour l’industrie agroalimentaire, l’Allemagne décroche la première place en nombre de citations avec 28 %, devant la France avec 21 %, suivie de l’Italie (19 %). Ces résultats reflètent la réalité du marché : l’Italie et l’Allemagne sont bien les principaux fournisseurs de la France depuis plusieurs années.