Parmi les sources alternatives de protéines (insectes, algues, levure, viande in vitro…), les insectes sont la « seule susceptible de pouvoir contribuer, à terme, à réduire les importations européennes de soja » pour l’alimentation animale, estime le CGAAER (ministère de l’Agriculture), dans un rapport mis en ligne le 13 septembre. Les inspecteurs généraux recommandent d’« ajouter un volet "insectes" à la stratégie nationale sur les protéines en cours d’élaboration ». Ils proposent d’« accompagner le développement industriel » du secteur en soutenant les investissements et en modifiant la réglementation ICPE (installations classées). Le premier débouché de cette filière est l’aquaculture, « seul débouché autorisé en Europe à ce jour ». Celui des animaux d’élevage (terrestres) serait plus limité. Malgré leurs atouts (richesse en protéines, bonne digestibilité), les farines d’insectes sont handicapées par un écart de compétitivité qui les « disqualifie complètement » : leur coût de production est « d’environ 2 000 euros par tonne », contre « 250 à 450 euros par tonne » pour les tourteaux d’oléoprotéagineux. « Le législateur européen réfléchit » à une autorisation des farines d’insectes dans l’alimentation des volailles, rappelle le CGAAER.
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