Les groupes de pression s’accordent sur un point : il faut que le sommet de Cancun aboutisse à un accord. Ainsi, l’International Business Council, groupe de pression des géants de l’économie mondiale tels Unilever, Nestlé ou la Deutsche Bank, invite les gouvernements à laisser de côté les questions relatives aux règles d’investissements ou aux politiques de concurrence pour se concentrer, à Cancun, sur les négociations touchant à l’agriculture et aux médicaments. « Des avancées significatives sont nécessaires dans ces domaines-clefs pour que le calendrier des négociations du cycle de Doha puisse être respecté », soulève-il, dans un communiqué. Dans le même temps, Eurocommerce, le lobby bruxellois de la grande distribution, demande « plus de libéralisation, plus de multilatéralisme et plus de développement » dans un long texte de prise de position sur les enjeux de Cancun. Pour renforcer son message sur la libéralisation du commerce, Eurocommerce avance que chaque année, une famille de quatre personnes paye 1 500 euros pour le protectionnisme agricole en Europe !