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Les négociations commerciales ont abouti à 0,05 % de valorisation globale

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Selon l’observatoire de la négociation commerciale, les marques agricoles et alimentaires ont obtenu 0,05 % de revalorisation tarifaire en 2026, contre 3,5 % demandés.

Dans un communiqué du 23 avril, le Médiateur des relations commerciales agricoles rend compte de la stabilité du prix moyen des marques nationales alimentaires (+0,05 % en triple net) à l’issue des négociations commerciales 2026, celles-ci s’étant ouvertes sur des demandes de revalorisation « autour de +3,5 % » de la part des fournisseurs. Cette demande moyenne tous produits confondus, calculée par l’Observatoire de la négociation commerciale (ONC), était supérieure à celles de l’an dernier (+3 %), notamment dans l’épicerie sucrée et les surgelés. L’ONC a aussi relevé que les distributeurs ont davantage demandé de justifications de coût de la MPA (matière première agricole) pour les produits frais, les produits laitiers et les surgelés, pas davantage pour l’épicerie sucrée, et moins pour l’épicerie salée et les boissons. Quant aux options de transparence sur la MPA, la « part agrégée » (option 2) a davantage été choisie par les industriels (52 %) que « l’attestation par le commissaire aux comptes » (option 3). La proportion était inverse chez les distributeurs (38 % pour l’option 2 et 43 % pour l’option 3). Mais le médiateur constate « un effritement progressif de l’option 3 au profit de l’option 2 ».

Pas de réouverture prévue malgré la guerre au Moyen-Orient

Réagissant aux résultats de l’Observatoire, Dominique Chargé, président de LCA (la Coopération agricole), a estimé dans un communiqué du 23 avril que la guerre au Moyen-Orient changeait la donne, et réclamé en conséquence une « réunion rapide d’un comité de suivi des relations commerciales afin d’objectiver la situation et d’adapter, si nécessaire, les conditions commerciales à la nouvelle réalité économique ». « Nous partageons l’objectif de stabilité des prix pour les consommateurs. Mais elle ne peut pas reposer durablement sur une compression des marges en amont », a-t-il commenté. Le 17 avril, l’Ania (industries alimentaires) avait pour sa part appelé les distributeurs à « entendre les besoins que leur feraient remonter les entreprises agroalimentaires dans les semaines à venir dans le cadre de négociations individuelles ».

Du côté du gouvernement, la porte-parole, Maud Bregeon, avait jugé le dimanche 19 avril sur BFMTV qu’il n’y avait à ce stade « pas de nécessité de rouvrir l’ensemble des négociations commerciales », tandis que son collègue Serge Papin (Commerce) suggérait dans Le Journal du dimanche d’observer l’évolution des coûts. Annie Genevard (Agriculture) avait pour sa part estimé sur Public Sénat le 16 avril que si la hausse des coûts de production devait durer, cela pourrait amener à renégocier ou à discuter des avenants dans les contrats déjà signés.

SC

LCA demande une « réunion rapide d’un comité de suivi des relations commerciales »