Le groupe coopératif Tereos, qui présentera ses résultats annuels 2014/2015 le 9 juin, a signé un accord exclusif avec la biotech néerlandaise Avantium, qui a développé un bioplastique issu des résidus agricoles. « Le procédé développé par Avantium concerne la fabrication de polyéthylène-furanoate (PEF), un bioplastique économiquement compétitif par rapport au PET, et qui présente des caractéristiques significativement supérieures au PET en termes de résistance et de barrières », nous a indiqué un porte-parole de Tereos. Autrement dit, le PEF pourrait remplacer le PET, mais aussi une partie des emballages en verre. L'accord exclusif conclu entre Avantium et Tereos concerne l'étude de l'implantation de la première unité industrielle de production de PEF, dont la mise en service est prévue à l'horizon 2017/2018. Le site Tereos de Lillebonne est un candidat sérieux pour cette unité, qu'il pourrait alimenter en matière première. Ce projet permettrait au site de Lillebonne de diversifier encore ses débouchés. Pour rappel, ce site, initialement conçu pour les biocarburants, s'est vu en partie reconverti sur de la production alimentaire quand les perspectives européennes sont devenues moins porteuses, avec l'abandon du projet de porter à 10 % le taux d'incorporation des biocarburants et le maintien à 7 %.
Avantium, qui exploite déjà un laboratoire pilote, compte plusieurs industriels agroalimentaires à son capital : Coca Cola, Danone, Swire Pacific et Alpla, spécialiste de l'emballage dans les deux derniers cas. La société, née d'un spin off de Shell en 2010, emploie 135 personnes mais ne divulgue pas son chiffre d'affaires. La structure capitalistique de l'unité de production n'est pas encore définie.
Tereos, qui a réalisé 4,7 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2013/2014, emploie 24 000 personnes et compte 12 000 associés coopérateurs.
Cette information fait suite à l'annonce (Agra Alimentation du 28 mai 2015), la semaine passée, de la création d'une co-entreprise par Cristal Union (majoritaire) et Global Bioenergies, qui doit construire et exploiter, en France, la première usine d'isobutène biosourcé (applications dans la peinture, les biocarburants…).