Un rapport de l’administration américaine de l’alimentation et du médicament (FDA), publié au mois de décembre, constate qu’entre 2009 et 2014, la quantité d’antibiotiques à usage vétérinaire distribuée dans le pays a progressé de 22 %, et de 3 % entre 2013 et 2014 (les ventes pour la santé humaine ont progressé dans les mêmes proportions). Ces derniers ont été administrés à travers l’alimentation animale (74 %) et l’eau d’abreuvement (22 %), observe le rapport. Aux États-Unis, la majorité des antibiotiques est disponible en « vente libre » et ne nécessite aucune prescription ou surveillance vétérinaire. Les antibiotiques vendus exclusivement pour leurs indications thérapeutiques ne représentaient que 28 % du volume des ventes en 2014. Les autres antibiotiques disposaient de l’indication « promoteur de croissance » combinée ou non avec l’indication « usage thérapeutique ».
Les États-Unis ont lancé en mars 2105 un plan d’action pour combattre la résistance aux antibiotiques aux États-Unis avec comme objectif de diviser par deux, d’ici 2020, leur consommation inappropriée, notamment comme facteurs de croissance. À partir de décembre 2016, les antibiotiques utilisés en médecine humaine ne pourront être prescrits à des élevages que par des vétérinaires pour la prévention, le contrôle ou le traitement d’une maladie spécifiquement identifiée et pour une durée limitée (1).
Dans le cadre des négociations pour un accord de libre-échange transatlantique, l’UE a proposé d’inclure un article sur la résistance aux antimicrobiens visant en particulier l’usage des antibiotiques vétérinaires utilisés dans l’élevage (2).
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(1) Voir n° 3491 du 06/04/2015
(2) Voir n° 3520 du 16/11/2015