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Linkin farm veut booster les prestations en agriculture

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Depuis Caen, la start-up Linkin Farm veut booster le marché des prestations de service en agriculture en le «simplifiant et le sécurisant». A la manière de WeFarmUp pour les locations de matériel entre agriculteurs, Linkin Farm va lancer en janvier une plateforme dédiée aux prestations, d’abord en Normandie, puis l’étendre au reste de la France.

Sur Linkin Farm, un agriculteur va mettre en concurrence plusieurs prestataires de service. Pour ce faire, il peut désigner une parcelle, le type de travail qu’il souhaite déléguer, et la plage horaire correspondante. Il reçoit les tarifs finaux de plusieurs prestataires de la zone, et envoie une demande de prestations aux entreprises les plus intéressantes.

Sur Linkin Farm, le prestataire peut bénéficier d’un acompte de l’agriculteur, et proposer des échelonnements de paiements aux agriculteurs. Les versements se font automatiquement via la plateforme, tout comme les émissions de factures ou les notifications de début et fin de chantier.

L'équipe de Full profile - Image tirée d'une vidéo publicitaire

Linkin Farm permet aux prestataires d’avoir une meilleure visibilité auprès des agriculteurs ; la start-up leur promet de quadrupler leur surface de chalandise. Pour ménager la sensibilité des prestataires à la transparence des prix, le détail du prix (tarif kilométrique, à l’hectare…) n’est pas fourni à l’agriculteur, uniquement le tarif global.

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En face, Linkin Farm permet aux agriculteurs d’améliorer la réactivité et la compétitivité des ETA, par leur mise en concurrence ; une meilleure transparence pourrait contribuer à sécuriser certains travaux sur lesquels il existe une tension dans l’offre de prestation, dans la récolte du lin notamment. Link Farm pourrait également donner accès aux agriculteurs à un plus large panel de machines.

Linkin Farm veut conquérir 1% du marché des prestations de service agricoles en France d’ici 3 ans. La start-up compte 4 associés, dont trois sont déjà associés dans une agence web caennaise. Elle est en train de lever des fonds, avec un objectif de 1M€ (prêts BPI compris). Son objectif est de monter une équipe de 16 personnes d’ici 3 ans.

D’autres start-up françaises s’intéressent aux ETA : Karnott et Samsys proposent des boîtiers permettant de mesurer les chantiers (heures, km). «Des synergies sont possibles à l’avenir, notamment mieux sélectionner les machines adaptées à certains champs », explique Bertrand Poirier, DG de Linkin Farm.

Et Wefarmup qui a étendu son offre aux prestations, durant la même semaine, que le lancement de Linkin Farm !