Le statut des "biens divers" ou "produits atypiques" remonte aux années 1980. Il vise à encadrer l’activité des intermédiaires sur des produits d’investissement non régulés par ailleurs. En les définissant plus précisément comme "toute personne offrant des droits sur un ou plusieurs biens en mettant en avant une espérance de rendement", la loi Hamon (17 mars 2014) a permis de mieux encadrer ce type d’investissement. Et l’évolution de la législation avec la loi dite Sapin 2 (loi n° 2016-1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique) a permis d’aligner ces deux régimes coexistant, tout en étendant le champ d’action de l’Autorité des marchés financiers (AMF).
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Cette volonté du législateur d’encadrer ce type d’investissements est liée à la recrudescence d’abus par des personnes peu scrupuleuses au cours des dernières années. Une tendance notamment favorisée selon l’AMF par "la baisse de rémunération des produits d’épargne « traditionnelle » et la défiance vis‐à‐vis des placements financiers classiques", où les promesses de rendements sont souvent trompeuses et les risques minorés. Tous les intermédiaires en biens divers (vins, diamants, forêt, timbres, œuvres d’art, panneaux solaires…) doivent donc se mettre en conformité avec la réglementation en vigueur pour recevoir "un numéro d’enregistrement au document d’information à l’offre" en biens divers qu’ils ont élaborée. Qu’il s’agisse des garanties exigées et des points examinés, il s’agit avant tout selon l’AMF "d’une mise en cohérence avec les règles appliquées aux produits d’épargne sous forme d’instruments financiers dans un double objectif de protection des épargnants et de pédagogie des acteurs".