Abonné

L'international, au cœur de la rentabilité de NutriXo

- - 3 min

Si « sa réorganisation fut un chantier énorme », selon Alain Le Floch, NutriXo semble désormais entrevoir le bout du tunnel. « Notre plan de retournement est déjà fort bien avancé », assurait Frédéric Duverger, directeur général de NutriXo à Reims. Après avoir stagné aux alentours des 5%, la marge d'Ebitda est actuellement à 7,4%. « Nous visons les 10% d'Ebitda à fin 2018 », expliquait-il.

Selon lui, NutriXo doit s'appuyer sur l'excellence française pour aller conquérir de nouveaux marchés, notamment en Asie. Ce développement passe d'abord par des implantations commerciales comme celles de Délifrance en Chine.

« A fin octobre 2015, nous étions déjà à 61 conteneurs expédiés vers la Chine depuis le début de l'année… », précisait celui pour qui l'international constitue « le cœur de la rentabilité du groupe ». « Dans les 70M€ de résultat commercial que l'on fait actuellement sur la BVP (France, Royaume-Uni et reste du monde), la France représente 11,7M€, le Royaume-Uni 19,4M€ et le reste du monde 39M€… ! ».

Mais avant d'envisager de se développer à l'international, NutriXo a dû se réorganiser : fermeture du site de Nivelles en Belgique et de 2 moulins à Marseille, rénovation des installations et démarrage de nouvelles lignes de production comme à Southall en Grande-Bretagne ou à Romans-sur-Isère en France (nouvelle ligne de production de 85 000 croissants/heure).

Au sein des Grands Moulins de Paris, NutriXo a réorganisé sa branche commerciale avec une force de vente unique pour la commercialisation des farines, améliorants et surgelés. La gamme des produits a été harmonisée et les qualités de farines produites entre moulins ont été homogénéisées. « Les parts de marché de Francine sont en croissance et notre rentabilité est désormais supérieure à celle de nos concurrents », a expliqué Frédéric Duverger.

« Nous aurons néanmoins à rester vigilants aux évolutions de la boulangerie artisanale qui représente le cœur de notre rentabilité en France », estime Frédéric Duverger.

Dans le secteur, NutriXo vient de lancer son nouveau concept de restauration boulangère, qu'il teste rue d'Alésia à Paris.

Enfin côté BVP, hormis la pâtisserie qui, « avec des produits vieillissants », éprouve quelques difficultés, NutriXo et sa filiale Délifrance touche les premiers dividendes de sa réorganisation dans la viennoiserie.

KALIZEA : « ALLER VERS PLUS D'INGRÉDIENTS FONCTIONNELS »

Kalizeo, « c'est une des activités les plus profitables du portefeuille des activités de Vivescia Industries  qui doit cependant aller encore plus loin dans la production d'ingrédients fonctionnels à partir du maïs ! », expliquaient les dirigeants de Vivescia Industries fin décembre. Avec une capacité totale de production de 200 000T, le n°2 de la transformation du maïs aura réalisé l'an passé 40,4M€ de chiffre d'affaires. Selon Vincent Jacquot, son nouveau directeur général, « Kalizea doit pouvoir dupliquer son modèle développé depuis cinq ans en France (Pringy) dans d'autres pays ».

Kalizea va notamment s'appuyer sur les investissements réalisés dans son usine polonaise de Siechnice. Dans ce pays, l'usine a décuplé sa production depuis son rachat survenu en 2008.