Abonné

Loi d’urgence : les fabricants de pesticides restent sur leur faim

- - 2 min

Dans un communiqué le 14 avril, Phyteis (fabricants de produits phytosanitaires) déplore que le projet de loi d’urgence agricole fasse l’impasse sur les solutions de protection des cultures. « Ce silence sur les moyens de production est incompréhensible […] Nous attendons un texte qui affronte les enjeux, pas qui les contourne », lâche son président Yves Picquet, cité dans le communiqué. La fédération des producteurs de phytos estime que le titre 2 du projet de loi, qui vise à lutter contre les importations "déloyales" car traitées avec des produits interdits en UE et qui précise les contours de la "brigade nationale de contrôle des denrées importées", « laisse penser que le protectionnisme pourrait pallier l’absence de solutions de protection des plantes dans les fermes » et « oublie » le fait que « les principaux concurrents des agriculteurs français sont leurs confrères européens, en théorie soumis aux mêmes règles ».

Phyteis demande l’introduction de plusieurs « mesures d’urgence » dans le projet de texte : « La fluidification des procédures d’autorisation de mise en marché (AMM) » avec « la possibilité de fournir des données complémentaires en cours d’évaluation » ; une « convergence réelle » des pratiques avec le reste de l’UE ; une « visibilité pour la mise sur le marché de toutes les innovations, du biocontrôle aux solutions conventionnelles » ; et le « renforcement » du comité de suivi des AMM. Pour rappel, lors d’un point presse le 7 avril, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a déclaré qu’« il y a des accroches dans le texte » pour débattre de la réautorisation de l’acétamipride.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

réduction des pesticides
Suivi
Suivre

LM

« Nous attendons un texte qui affronte les enjeux »