Dans un communiqué le 2 juin, le collectif d’agglomérations AgriParisSeine appelle le Sénat à « renforcer l’ambition » de la loi d’urgence agricole, qui devait être votée par les députés ce jour. Le collectif, qui rassemble neuf collectivités du bassin de la Seine, du nord de l’Yonne au Havre, demande aux parlementaires d’introduire un objectif de 10 % de produits équitables en restauration collective afin de garantir « une juste rémunération » des agriculteurs. « Le commerce équitable, c’est aussi un marché Nord-Nord avec des produits français qui représentent près de la moitié du marché équitable en France (49 %) », souligne-t-il. Il demande la suppression de l’allongement de la durée pendant laquelle la certification environnementale de niveau 2 (CE2) entre dans le champ des produits durables et de qualité en restauration collective. De plus, il regrette la suppression de « la notion de sobriété à l’hectare » dans le cadre de l’irrigation, et estime qu’il faut « hiérarchiser » les usages de l’eau « en priorisant les productions agroécologiques, sobres et respectueuses de la ressource, et orientées vers l’alimentation humaine ». Enfin, il propose de fixer un objectif « chiffré » de 25 % de surfaces en agriculture biologique sur les captages d’eau potable les plus pollués, d’ici 2034.
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