« Le projet de loi arrivera en séance publique à l’Assemblée le 22 mai », a déclaré le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert le 26 mars dans une interview au journal L’Opinion, au sujet de la future loi sur l’alimentation, issue des États généraux de l’alimentation (EGA). Selon lui, le « regroupement des producteurs en organisation, l’inversion de la construction des prix et l’encadrement des promotions couplé au relèvement du seuil de revente à perte » pourraient engendrer une « hausse globale des prix de 800 M€ pour un chiffre d’affaires sur les produits alimentaires de 125 Mrd€. » Cette hausse correspond à « 50 centimes sur un panier moyen », si le seuil de revente à perte est relevé de 10 %, comme le prévoit la loi, « pour les seuls produits têtes de gondole, et si les distributeurs ne rééquilibrent pas leurs marges ». Le ministre a, en outre, tenu à réfuter les estimations de Leclerc et l’UFC-Que Choisir qui avancent le chiffre d’une ponction de 5 Mrd€ sur le pouvoir d’achat. « C’est de l’enfumage », a-t-il déclaré.
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