« Nous souhaitons que votre ministère puisse donner son point de vue sur le fond de ce dossier en se joignant au groupe interministériel qui en a la charge. En 2004, est-il raisonnable que l’Etat français consacre plus de 3 millions d’euros pour protéger 55 loups ? ». L’Association européenne de défense du pastoralisme contre les prédateurs vient d’adresser un courrier au ministre de l’Economie et des Finances, Nicolas Sarkozy, lui demandant de s’immiscer dans la préparation du plan d’action sur le loup (2004-2008) sur lequel travaillent actuellement les ministères de l’Ecologie et de l’Agriculture. Pour les éleveurs, les mesures financières envisagées pour la protection des troupeaux sont encore trop limitées. S’ils continuent de considérer que la présence du loup est incompatible avec l’élevage, les professionnels estiment qu’à partir du moment où le gouvernement « l’impose », « c’est lui seul qui doit prendre et assumer cette responsabilité ». La transhumance a commencé depuis un mois dans l’arc alpin, et les éleveurs ovins attribuent déjà trois attaques de troupeau au prédateur.
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