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Obésité L’UFC craint un recul de la politique de prévention

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L’UFC-Que choisir s’inquiète du possible « démantèlement de la politique de prévention de l’obésité », qui ne dépendrait plus uniquement du ministère de la Santé, mais aussi du ministère de l’Alimentation et de l’agriculture. L’UFC dénonce le « rattachement » de l’INPES (institut national de prévention et d’éducation pour la santé) « organe de communication du ministère de la santé » au ministère de l’Alimentation et de l’agriculture, envisagé, selon elle, par la Loi de modernisation de l’Agriculture en cours d’écriture (LMA). « Les campagnes officielles de prévention de la santé publique ne doivent pas être soumises à un ministère de l’information des industries agroalimentaires ! », s’insurge Alain Bazot, président de l’UFC-Que choisir. Selon l’association, le projet de LMA, dont une partie sera consacrée à l’alimentation, permettrait au Conseil national de l’Alimentation (CNA) de «valider » les campagnes de communication de l’INPES sur l’alimentation, « donnant ainsi un fort droit de regard » à une institution où les industries alimentaires sont « sur-représentées ». Sur 47 membres, le CNA compte 9 associations de consommateurs, dont l’UFC, et 9 industriels, mais selon l’UFC, les autres membres (agriculteurs, syndicats de salariés des industries) sont « plus du côté des industriels que des consommateurs ». En réalité, le ministère de l’Alimentation et de l’agriculture a précisé depuis que la proposition dont fait état l’UFC ne figurait plus dans le projet de loi.

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