La conserverie provençale Marius Bernard se verrait bien passer à une nouvelle étape de son développement. Rachetée par Patrick Baillet en 2001, elle a vu son chiffre d'affaires croître de 3,5 millions d'euros à l'époque à 14,2 millions d'euros en 2014 et vise 15 millions d'euros pour 2015. « Nous ne sommes déjà plus une PME régionale mais pas encore une PME nationale, constate Patrick Baillet. Et aujourd'hui, il faut faire 30 ou 40 millions d'euros de chiffre d'affaires et peser sur le plan européen. » Pour aborder une nouvelle étape, la société, dont les produits reprenaient jusqu'à présent des recettes et des codes très provençaux, lance une gamme de sauces et condiments plus universelle. « Nous avons travaillé sur des recettes clean label, choisi des ingrédients nobles, si possible sous appellation d'origine, et nous les avons mis en avant sur le packaging », explique Margaux Baillet, en charge de la communication et du marketing. Au menu, des mayonnaises, des chutneys et des sauces pour pâtes, le tout dans un packaging épuré, loin de l'image provençale jusqu'ici véhiculée par Marius Bernard. « Cette gamme doit nous permettre de sortir de nos frontières régionales et de proposer une offre au niveau national », explique Patrick Baillet.
Contrairement à certains de ses concurrents, le dirigeant n'a pas développé d'activité sous MDD. Les marques de la maison (produits à base de poisson, confiture et conditionnement d'épices) pèsent 60 % du chiffre d'affaires. Le reste est réalisé avec de la sous-traitance pour de nombreuses marques d'épicerie. Basée à Saint-Chamas (13), l'entreprise emploie 75 personnes.