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Même Leclerc veut garder le SRP

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De par son caractère inédit, le travail effectué par la commission Attali laisse beaucoup de monde perplexe. Son commanditaire, Nicolas Sarkozy, n’a dit rejeter que trois des mesures (sur 316) inscrites dans le rapport. Faut-il exclure toutefois que d’autres soient remisées ? Sans doute ou alors c’est que la concertation réelle avec les catégories les plus directement concernées n’est plus de mise dans l’action gouvernementale…

En tout cas, la nouveauté de la procédure et l’inconnue complète qui en entoure les suites expliquent le silence des principaux intéressés.

A l’exception, comme d’habitude, de Michel-Edouard Leclerc qui dit, dans une interview à La Tribune, se reconnaître « dans 98 % des mesures que préconise la commission Attali ». Un point de désaccord qui fera chaud au cœur des industriels, le patron des Centres Leclerc n’est pas favorable à la suppression de la revente à perte, «… en tout cas pas aujourd’hui. Il faut autoriser la compétition entre industriels et entre distributeurs, mais dans la limite d’un prix qu’on va appeler le prix coûtant, qui doit être le prix coûtant économique ».