Abonné

Climat Menace sur les rendements agricoles en Afrique

- - 2 min

Le changement climatique peut réduire à néant les progrès accomplis vers la réduction de la pauvreté et la sécurité alimentaire en Afrique, selon un document présenté lors de la dernière Conférence régionale de la FAO à Luanda (Angola). La principale conséquence de la hausse des températures et de l’imprévisibilité croissante du climat serait un recul probable des rendements agricoles, de près de 7 % dans le cas du maïs, une denrée vivrière de base.

Le document Climate Change Implications for Food Security and Natural Resources Management in Africa souligne qu’il n’est plus possible de continuer comme si de rien n’était, et exhorte les gouvernements africains à « accorder la priorité à des mesures ciblées sur l’essor de l’agriculture et la gestion durable des ressources naturelles ».
Un tiers de la population africaine vit dans des zones sujettes à la sécheresse et, sur les dix plus grandes villes d’Afrique, six sont situées sur le littoral. Or, ces deux typologies sont vulnérables aux changements climatiques.
Le changement climatique touchera les pays africains les plus pauvres de façon disproportionnée, déplore le rapport, et les répercussions les plus lourdes se feront sentir sur les habitants les plus démunis. L’agriculteur africain de subsistance compte parmi les plus vulnérables, et les individus ayant de moindres capacités d’adaptation seront frappés le plus durement.

Promouvoir et protéger les aliments locaux
L’adaptation au changement climatique par des pratiques durables, notamment la promotion et la protection des aliments traditionnels et locaux et des savoirs agricoles, devrait constituer une priorité, affirme le document.
Le changement climatique affectant les plus pauvres, des politiques de développement sont indispensables pour les groupes les plus vulnérables, plus particulièrement les femmes dont la charge de travail s’alourdira suite aux impacts du changement climatique sur les ressources en eau et en terres.

Tirer profit du marché du carbone
Le document remarque aussi que les pays africains disposent d’un potentiel croissant pour tirer profit du marché du carbone et autres instruments internationaux.
Les stratégies de réduction des émissions de carbone par des projets de boisement et de reboisement communautaires peuvent par ailleurs créer des synergies pour accroître la production vivrière des petits paysans.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.