Abonné

Brasserie/investissements Meteor investit 10 millions d’euros

- - 3 min

La brasserie alsacienne Meteor va investir 10 millions d’euros sur les trois prochaines années dans son outil industriel. Elle compte ainsi suivre sa croissance qui s’est toutefois ralentie en 2009 (+ 2 % à 47 millions d’euros) à cause d’une conjoncture très difficile pour le marché de la bière. Le succès régional de ses marques permet à l’entreprise de bien résister, et elle espère même investir le marché américain, en s’alliant avec quelques concurrents.

Les difficultés du marché de la bière ne freinent pas la volonté d’investissements de la brasserie Meteor : le propriétaire des marques Meteor, Wendelinus et Muse va consacrer 10 millions d’euros sur les trois prochaines années à son usine de Hochfelden, près de Strasbourg. Le brasseur compte installer cette année une nouvelle salle de brassage et une nouvelle ligne de mini fûts jetables de cinq litres pour la GMS. « Nous avons été les premiers à fabriquer des mini fûts il y a vingt ans. Nous bénéficions donc d’une grande expérience pour ce produit qui plaît aux consommateurs », assure Philippe Généreux. En 2011, une unité de fermentation sera ajoutée et l’année suivante une nouvelle ligne d’enfutage achèvera le programme d’investissements.
Meteor n’a pas échappé aux difficultés des brasseurs l’an passé : la hausse des matières premières a dégradé ses marges et ses volumes ont baissé en CHR. Mais ses marques bien implantées dans le Grand Est lui ont permis de connaître une croissance de 2 % à 47 millions d’euros, grâce à la hausse de ses volumes. Ils ont atteint 520 000 litres l’année dernière contre un peu moins de 500 000 en 2008.

Priorité absolue à ses marques
« Nos marques sont notre priorité absolue, même si la fabrication de MDD est également importante pour nous », indique Philippe Généreux. Meteor réalise 30 % de son chiffre d’affaires en CHD et 70 % en GMS, dont la moitié sous marques distributeurs. Dans le Grand Est, Meteor est la deuxième marque de bières de luxe (entre 4,5 et 5 degrés) derrière Kronenbourg. Ses produits ont gagné 10 % de parts de marché l’an passé. « Nous allons être offensifs et poursuivre sur cette tendance », annonce le dirigeant. Pour cela, il compte notamment sur la réussite de la Muse, une bière légère à la cerise, lancée fin 2008.
Dans les prochains mois, l’entreprise compte se concentrer sur sa région. Seules ses bières saisonnières, de Noël et de printemps, ont déjà le potentiel pour s’étendre nationalement. Meteor réalise en moyenne 5 à 10 % de son chiffre d’affaires à l’export, en Suisse, en Angleterre et en Italie. La brasserie vient de s’allier à quelques concurrentes, notamment Duyck (bière Jenlain) et Castelain (bière Ch’ti) pour créer un groupe de travail réfléchissant aux moyens d’investir le marché américain.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.