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Transport/Logistique Mise en redressement judiciaire de Nexia

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Le groupe de transport frigorifique Nexia a déposé le bilan le 30 janvier devant le tribunal de Nanterre qui lui a accordé une période d’observation de six mois. Numéro deux derrière Stef TFE, le groupe Nexia n’a ainsi toujours pas trouvé son équilibre sept ans après être sorti du giron du groupe britannique Exel et alors qu’il avait été repris par Alain Rouas en 2005 avec l’appui (à hauteur de 87,5%) du fonds Sun Capital, spécialisé dans les affaires en retournement. La veille de sa mise en redressement judiciaire, alors que Sun Capital avait décidé de ne plus apporter de nouveaux fonds à l’entreprise, Alain Rouas avait plusieurs offres sur la table. Il a désormais six mois pour les faire aboutir, sans exclure quelques autres qui se manifestent depuis et qui le rendent plutôt «confiant». Ce délai « doit lui permettre de poursuivre sereinement sa réorganisation et sa restructuration financière et capitalistique engagées depuis plusieurs mois», souligne-t-il dans un communiqué.

La société fait valoir l’importance de son réseau national qui constitue une alternative face au leader du secteur, Stef TFE (1,5 milliard de chiffre d’affaires), à un moment où le marché est particulièrement porteur. C’est d’ailleurs la croissance trop rapide de l’activité (+12% au premier trimestre) coïncidant avec un changement de ses systèmes d’information, avec une restructuration de son plan de transport national et avec des grèves sur certains sites, qui a provoqué des dysfonctionnements et des litiges extrêmement coûteux. L’exercice 2006, qui a vu le chiffre d’affaires passer à 197 millions d’euros, a accusé une perte d’exploitation de l’ordre de 20 M EUR. L’appel à de nouveaux financiers ainsi qu’à d’autres investisseurs issus de la profession désireux de prendre pied dans la logistique du froid semble maintenant la voie recherchée pour que l’affaire puisse rebondir.