Il est arrivé que le Conseil économique aide à faire émerger des idées nouvelles et utiles, hélas pas toujours suivies d’effet. Au moins permet-il parfois de forger un consensus qui sera bénéfique pour aboutir dans des réformes difficiles. Ce ne sera pas le cas, peut-on craindre, après l’adoption, cette semaine, du rapport de Christiane Lambert proposé par la section agriculture et alimentation : ce N ème travail sur « la formation des prix alimentaires, du producteur au consommateur », juste après le rapport Besson ou les études d’UFC Que Choisir, n’apporte rien de plus. Il formule bien des vœux : d’abord que tous les acteurs s’entendent sur des instruments de mesure des prix, sans quoi les débats et polémiques continueront à l’infini. L’Observatoire des prix et des marges, qui vient de démarrer, n’a donc plus qu’à produire au moins une fois l’an ses conclusions, voire à alerter à temps sur les marges trop éloignées du niveau standard observé en rayon. De la part de la vice-présidente de la Fnsea, on ne s’étonnera pas qu’elle pointe aussi la volatilité des prix agricoles due à l’impact, dommageable, de la suppression des outils de régulation de la PAC et prône donc de nouvelles modalités de couverture des risques, une organisation économique renforcée de l’amont et davantage de contractualisation. Quant à rendre moins opaques les négociations commerciales et moins dominantes les positions de la distribution et des grands groupes alimentaires, la LME n’a pas encore réussi à le faire, d’où la nécessité d’en évaluer l’impact, le renforcement de la concurrence ne devant pas être profitable qu’à certains secteurs. Alors un bilan de plus changera-t-il les choses ?
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