Dans une motion adoptée en session le 12 juin, la chambre régionale d’agriculture du Centre-Val de Loire menace d’attaquer en justice la prochaine délimitation des zones vulnérables (au titre de la directive Nitrates) du bassin Loire-Bretagne, dont un projet a été récemment présenté à la profession. L’instance consulaire estime que « le nombre de mesures réalisées par station apparaît insuffisant pour garantir une représentativité statistique robuste », ce qui est « de nature à conduire à des classements contestables et à des conséquences disproportionnées pour les exploitations ». La profession demande « un minimum de onze mesures par an et par point de suivi, afin d’assurer la solidité scientifique et juridique des décisions ». L’administration n’en imposerait que six pour les eaux superficielles. La question de la méthode de mesure des taux de nitrates induisant le classement en zone vulnérable fait actuellement l’objet d’un contentieux entre la commune de Sidiailles (Cher) et la préfète de région coordonnatrice du bassin Loire-Bretagne. Dans son jugement du 26 février, la cour d’appel de Versailles a estimé que l’arrêté de 2015, qui cadre les méthodes de mesure, était incompatible avec la directive nitrates qui impose au minimum douze mesures par an pour les eaux superficielles.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Irrigation : un scénario de l’Inrae explore l’agroécologie « marquetée » dans les Hautes-Pyrénées
Le projet de recherche TAI-OC, cofinancé par l’Inrae, a élaboré un scénario prospectif, avec les acteurs d’un territoire…
Des AOP laitières autorisées à adapter l’alimentation des animaux
Le gouvernement a autorisé un assouplissement temporaire des règles de production des fromages AOP abondance, beaufort et…
Budget 2027 : Lecornu liste plusieurs mesures en faveur de l’agriculture
Dans une lettre ouverte aux agriculteurs publiée le 15 août, le Premier ministre Sébastien Lecornu évoque plusieurs…