Clap de fin pour le projet de reprise de la Grande Minoterie de la Méditerranée à Marseille, les ex-Moulins Maurel, propriété de Nutrixo, fermés depuis fin 2013. Hamid Kasmi, le candidat à la reprise (Agra Alimentation du 12 juin), n'a pu être en mesure au 4 septembre à 18 heures « d'apporter une garantie bancaire » de 3 millions d'euros, d'après la préfecture de Région. Désormais, « l'État s'attachera à définir avec le groupe Nutrixo une convention exemplaire, visant à permettre la revitalisation du territoire concerné par la fermeture du site », assurent les autorités préfectorales. L'usine, occupée par 32 salariés depuis sa fermeture, a été évacuée « par des vigiles » d'après Edouard Pagni, délégué CGT, leur chef de fil.
L'Etat, qui annonçait encore ces dernières semaines, au travers les services du Commissaire régional au redressement productif, soutenir le dossier de poursuite au côté des salariés, n'a pu que déplorer l'absence réelle de dossier de reprise valable et a fini par se rallier à la position constante de Nutrixo. Lors d'une réunion de la dernière chance, ce dernier a réitéré sa position : « les garanties financières et industrielles (apportées par le repreneur potentiel NDLR) n'étaient pas suffisantes pour ouvrir un processus de cession ».
La Grande Minoterie de la Méditerranée dont l'activité avait commencé en 1860 (sous le nom de Grands Moulins Maurel), avait été rachetée à Panzani par le groupe Nutrixo en 2008. Ce dernier avait annoncé, en juillet 2012, qu'il cesserait son activité en novembre 2013 en raison de ses pertes (8,5 millions d'euros) et faute de pouvoir renégocier un contrat de production de semoule avec Panzani, son principal client. L'usine disposait d'une capacité quotidienne de production de 500 tonnes de semoule et autant de farine. Emmanuel Brugvin