Avec ses vingt salariés et un chiffre d’affaires attendu à 1,2 million d’euros en 2018, la société française Terranis commence à se sentir un peu petite dans ce marché mondial qu’est devenu l’agtech, et en particulier celui des outils d’aide à la décision pilotés par imagerie satellitaire.
Lors d’une conférence de presse organisée par le Caf (APCA, FNSEA, Crédit agricole...) et Eurospace (industrie aérospatiale européenne) cet été, le p.-d.g. de Terranis David Hello a demandé le soutien des pouvoirs publics, bruxellois en l’occurrence : « Si toutes les petites sociétés comme nous veulent survivre, cela devra passer par des aides ou des partenariats, a-t-il lancé à un représentant de la direction Industrie et PME de la Commission européenne, présent lors de la conférence.
« Pour que nos types de services se développent encore plus, nous avons non seulement besoin du support institutionnel pour en expliquer les bénéfices, mais pourquoi ne pas rediriger une partie des fonds publics alloués à l’innovation pour nous acheter directement des services au bénéfice des agriculteurs. »
David Hello constate que les sociétés françaises sont plutôt de petite taille, tandis qu’outre-Atlantique, les sociétés sont portées par des grandes firmes ou ont des croissances très rapides. Il a d’ailleurs récemment perdu un contrat face au canadien Farmers Edge, qui bénéficie depuis quelques mois d’un partenariat avec l’entreprise du satellite Planet.
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