La population d’ours bruns continue de se développer dans les Pyrénées, avec 83 plantigrades dénombrés en 2023, contre 76 l’année précédente dans l’ensemble du massif, a annoncé l’Office français de la biodiversité (OFB) le 2 avril. « Avec 83 individus détectés au minimum en 2023, l’effectif de la population d’ours bruns continue progressivement d’augmenter dans les Pyrénées », précise le rapport de l’OFB sur le suivi de l’espèce. En ce qui concerne les prédations en 2023, le rapport signale que le nombre d’attaques d’ours sur le cheptel dans les Pyrénées françaises est « légèrement supérieur à 2022 (+5 %), passant de 331 à 349 attaques ». Le nombre d’animaux tués a, lui, « légèrement diminué par rapport à 2022 (-7 %), passant de 590 à 552 ». L’OFB admet une « sous-estimation de la prédation réelle », mettant en avant que certaines bêtes ne sont pas retrouvées ou le sont trop tardivement pour détecter d’éventuels indices de prédation sur les dépouilles.
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Le rapport de l’OFB est basé sur les éléments collectés par le réseau Ours brun, qui comprend des agents de l’OFB et des associations spécialisées. Des analyses génétiques de poils, d’excréments, des photographies ou vidéos, prises notamment par des appareils automatiques fixes, permettent d’effectuer l’estimation. Malgré la progression des effectifs, neuf associations de protection de la nature alertent, dans un communiqué du 2 avril, sur « la consanguinité croissante » de la population. « La population actuelle repose très largement sur deux femelles », tandis que « plus de 85 % des individus nés depuis 1996 sont les descendants d’un mâle, Pyros ». « Il faut d’urgence apporter du sang neuf », exhortent les ONG (dont Ferus, FNE ou encore Pays de l’ours – Adet).