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Ours : l’État réautorise l’effarouchement renforcé par les bergers et lieutenants de louveterie

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Dans un arrêté paru au Journal officiel le 15 juillet, le gouvernement réautorise des intervenants extérieurs à l’Office français de la biodiversité (OFB) à réaliser des opérations d’effarouchement renforcé sur l’ours, ainsi que le prévoyaient les textes cadres qui ont précédé l’arrêté du 4 mai 2023. Cela concerne « les éleveurs, membres d’un groupement pastoral, gestionnaires d’estive, bergers et lieutenants de louveteries », qui pourront désormais intervenir « en complément de l’OFB, afin de réduire les délais d’intervention et de gagner en efficacité », explique le gouvernement dans son document de consultation publique. Le gouvernement assortit cette réautorisation de plusieurs conditions : « Obligation de formation, intervention validée par le préfet, compte rendu transmis dans les 72 heures suivant les opérations. » Dans un communiqué paru le 15 juillet, l’association de défense des animaux sauvages, Ferus, demande le retrait de cet arrêté, arguant que la consultation publique n’allait pas dans le sens d’une validation du texte présenté. Et sur le fond, l’association estime qu’il existe des « alternatives éprouvées » à cette pratique dont les effets ne sont pas, selon elle, « évalués » pour l’ours. Et de citer les parcs de regroupement nocturnes électrifiés, ou les gardes nocturnes des bergers d’appui de la Pastorale pyrénéenne.

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