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Ovins : en Espagne, le cheptel amputé par la FCO et les difficultés de renouvellement

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D’après le rapport annuel de l’Idele publié le 14 avril, le secteur ovin a subi en 2025 une sévère contraction en Espagne, premier producteur européen de viande ovine et deuxième de lait de brebis. Selon les chiffres de décembre 2025 pour la filière viande, le cheptel de brebis reproductrices s’est effondré de 18 % en un an, soit une baisse de 1,8 million de têtes. Une chute « possiblement » due à la fièvre catarrhale ovine (FCO), « réapparue en Espagne en juin 2024 » et à l’origine d’une « mortalité accrue des brebis ». Ce déficit devrait provoquer « un net repli de la production de viande ovine » en 2026 (-20 %), ainsi que des exportations (viande et vif).

Dans un contexte de recul de la consommation domestique de viande ovine, la filière espagnole s’est réorientée depuis quelques années vers l’export, principalement vers le Maghreb. Ce débouché, qui absorbe 13 % des ovins vifs et la moitié de la production de viande, a connu un premier trou d’air l’année dernière : selon l’Idele, « la demande marocaine a chuté (-57 %), principalement du fait de l’annulation de la Fête du sacrifice au Maroc ». L’Espagne a toutefois besoin d’animaux jeunes et a augmenté en 2025 ses importations d’agneaux vivants en provenance de France de 15 %.

Concernant le lait de brebis, « la collecte a baissé de 3 %, à 478 Ml, en lien avec les conditions climatiques, la FCO et surtout un déficit de renouvellement des générations ». Comme le souligne l’institut technique français, avec moins de 2 700 exploitations collectées (-6 % sur un an), « le nombre d’élevages a […] chuté de 30 % sur les cinq dernières années et le cheptel reproducteur ovin lait baisse depuis 2020 ».

YG

Augmentation de 15 % des importations d’agneaux vivants français