Dans un communiqué du 29 avril, l’Observatoire des filières d’avenir, initiative mise en œuvre par cinq distributeurs (Carrefour, Coopérative U, Intermarché, Auchan et Casino) et l’animatrice Karine Le Marchand au Salon de l’agriculture en 2025, fait le point sur un an d’activité. Avec le cabinet Kéa, elle a travaillé à identifier des filières stratégiques particulièrement plébiscitées par les clients, et les leviers permettant de les réimplanter à grande échelle sur le territoire. La patate douce sera la première filière lancée dès 2026. la production nationale ne couvre aujourd’hui que 40 % des besoins en pleine saison, le reste venant des États-Unis, d’Égypte ou d’Israël. Pour développer la filière, un levier clé a été identifié par l’Observatoire des filières d’avenir : l’élargissement des critères de calibrage acceptés. La valorisation des patates douces aujourd’hui écartées – supérieures à 600 g ou inférieures à 300 g – permettrait d’améliorer significativement la rentabilité des producteurs français et de réduire les pertes, aujourd’hui estimées entre 30 et 50 % de la récolte. L’ambition pour 2026 est d’augmenter de 900 t l’offre hexagonale à partir des 30 producteurs engagés (Picardie, Hauts-de-France, Centre-Val de Loire, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie). À l’horizon 2030, l’Observatoire vise 7 500 t supplémentaires et 250 producteurs.
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