Le repas gastronomique des Français entre au patrimoine culturel de l’humanité. Si l’Unesco couronne un jour d’autres cuisines du monde, nous aurons au moins eu la fierté d’avoir ouvert la porte de la culture au rituel de la belle et bonne table comme du bien manger et du bien boire. En consacrant la richesse du patrimoine alimentaire et culinaire français, la communauté internationale met en valeur aussi un savoir-vivre non élitiste et un rythme des repas conforme aux besoins vitaux comme aux valeurs de l’esprit. Un sondage réalisé pour la Fondation Nestlé France corrobore cette idée en montrant que le plaisir autour d’un repas passe par les convives plus que par la seule qualité des plats. Si la convivialité, le lien social et familial et le souci de transmettre des recettes traditionnelles restent des données inscrites dans la culture populaire française, l’ensemble des professionnels de l’agroalimentaire doivent en tenir compte plutôt qu’aller contre. Et peut-être saisir l’occasion offerte par l’Unesco de mieux valoriser aussi leur offre comme chacun des métiers qui sont concernés, de la fourche jusqu’à la fourchette. Il faut surtout, en cette période où nos concurrents ne se privent pas, bien sûr, de contester nos positions sur le marché, en profiter pour faire savoir également que l’alimentation est un atout majeur aussi pour notre économie. Cela doit donner du cœur à l’ouvrage pour tous ceux qui se chargent de le défendre, de le protéger peut-être, mais surtout de l’enrichir et de le faire rayonner de par le monde.