Lors du vote en deuxième lecture au Parlement, le 7 juillet 2010, une écrasante majorité de députés a déclaré ne pas souhaiter que les produits alimentaires provenant d’animaux clonés (ou de leurs descendants) soient soumis à la réglementation sur les nouveaux aliments actuellement en cours de révision depuis janvier 2008.
Ils exigent que la Commission européenne propose une législation distincte pour interdire ces aliments, et l’introduction d’un moratoire en attendant la mise en place d’une telle interdiction. Ces modifications ne sont pas acceptées par le Conseil. Et quid des consommateurs, les principaux intéressés ?
Une enquête «Eurobaromètre» de 2008 menée auprès de 25.000 citoyens de l’UE a fait apparaître que 58% des personnes interrogées considèrent que le clonage à des fins de production alimentaire est « injustifié ». 83% d’entre elles estiment que les aliments issus d’animaux clonés, en cas d’autorisation à la vente, doivent être étiquetés. 63% déclarent qu’il serait « peu probable » qu’elles achètent des aliments issus du clonage. D’autre part, sur le marché mondial de l’alimentation et de l’agriculture la traçabilité constitue également un problème.
La semence et les embryons des animaux d’élevage sont commercialisés au niveau international.
Aux États-Unis, un moratoire volontaire s’applique actuellement sur la vente d’aliments provenant du clonage, mais pas sur ceux issus de leur progéniture. L’agence américaine de surveillance des aliments et des médicaments (US Food and Drug Administration) n’a introduit aucune exigence d’étiquetage pour ces produits.
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