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Pesticides : les rapporteurs parlementaires veulent largement libéraliser les autorisations

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Les corapporteurs du Parlement européen sur le paquet de simplification des règles en matière de sûreté alimentaire, les Italiens Michele Picaro (Conservateur) et Herbert Dorfmann (Démocrate-chrétien) ont présenté, le 6 juillet devant les commissions de l’Agriculture et de l’Environnement, leur projet de position sur ce dossier dans lequel ils plaident pour alléger au maximum la législation. Ils promettent de rendre le système « plus efficace » en réduisant les délais, en limitant les charges administratives et en facilitant l’accès des agriculteurs à de nouvelles solutions de protection des cultures. Parmi leurs principales propositions figurent : des approbations illimitées accordées automatiquement dès l’entrée en vigueur du texte pour la majorité des substances sur le marché, le lancement de procédures de renouvellement uniquement en cas d’apparition de nouvelles données scientifiques, un délai maximal de 18 mois pour l’évaluation des demandes d’autorisation, la reconnaissance mutuelle automatique des autorisations entre États membres partageant les mêmes conditions climatiques…

Lire aussi : Pesticides : les intentions des rapporteurs parlementaires inquiètent les ONG

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Des propositions vivement critiquées par les eurodéputés de gauche. Le Français Christophe Clergeau (S & D) a reproché aux rapporteurs de vouloir aller encore plus loin que la Commission en « donnant des autorisations illimitées à presque tous les produits et principes actifs ».

La présidence irlandaise du Conseil de l’UE, qui vient de prendre ses fonctions pour six mois, s’est elle aussi déjà mise au travail sur ce dossier. Dans un nouveau projet de compromis soumis à la discussion des États membres, elle suggère notamment d’accorder des autorisations de 25 ans aux molécules phytosanitaires.