Lors d’une conférence de presse le 23 avril, Phyteis (fabricants de produits phytosanitaires) propose la création de deux indicateurs en parallèle de la loi d’urgence agricole, dont elle s’estime oubliée. « La protection des cultures, c’est 30 % des rendements. Or, aucune ligne nous concernant n’y figure », déplore son président Yves Picquet, rappelant qu’une tribune avait été publiée le 8 avril pour dénoncer cet état de fait. Le premier est un indicateur de réduction des impasses techniques, dont le but est de les cartographier de manière dynamique sur le territoire, culture par culture. Le second est un indicateur de réduction du temps d’obtention des AMM (autorisations de mise sur le marché). Phyteis reproche aux autorités françaises des délais trop importants par rapport aux voisins européens. Elle pointe particulièrement l’impossibilité d’apporter des compléments d’information auprès de l’Anses et, donc, d’échanger directement avec l’agence sanitaire lorsqu’un dossier est en cours d’instruction. En conséquence, « le demandeur de l’AMM doit attendre de voir son dossier se faire refuser par l’agence et repartir de zéro, alors qu’une simple demande de complément d’information, que le demandeur pourrait lui fournir très vite, pourrait réduire les délais, ce qui est autorisé chez nos voisins européens », regrette Yves Picquet.
KC