L’Allemagne, soutenue par une douzaine de délégations (Autriche, Belgique, République tchèque, Finlande, Italie, Pologne, Portugal…), a appelé, le 27 avril, à l’occasion de la réunion des ministres de l’Agriculture de l’UE à Luxembourg, à simplifier le système de collecte des données des intrants, notamment de pesticides. L’entrée en vigueur du registre que doivent tenir les agriculteurs était prévue pour début 2026, mais a finalement été reportée d’un an. Pour l’Allemagne, il représente une charge importante, notamment pour les exploitations spécialisées, telles que les exploitations maraîchères ou les pépinières, qui cultivent et traitent simultanément de nombreuses cultures différentes.
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« Nous ne comprenons pas l’intérêt que la Commission européenne peut tirer de l’enregistrement d’informations supplémentaires telles que le numéro d’autorisation des molécules, le code OEPP (permettant d’identifier chaque espèce végétale) ou le code BBCH (stade de développement de la plante) », indique l’Allemagne. Plus prudente, la Française Annie Genevard s’est dite favorable à des simplifications, tout en prévenant que les informations sur les conditions d’application des produits phytosanitaires devraient être maintenues à des fins de contrôle. Le commissaire européen à l’Agriculture, Christophe Hansen, a essayé de rassurer, soulignant que les agriculteurs n’avaient aucune obligation d’utiliser ces codes et pouvaient avoir recours aux noms familiers qu’ils utilisent dans le cadre de leur travail. Et de rappeler que le texte oblige les États membres à accompagner les utilisateurs professionnels dans la tenue des registres.