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Philippe Duval (Tereos) : « La prospective est utile pour investir »

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Pour le patron de Tereos, Philippe Duval, qui intervenait au colloque de l’INRA, ces travaux de prospective ont un immense intérêt, car toute activité industrielle dans l’agro-business suppose des investissements lourds qu’il vaut mieux pouvoir décider en fonction d’un éclairage à relativement long terme. Dans les activités liées à l’agriculture, la nouveauté c’est que le risque est une donnée à prendre en compte de plus en plus, contrairement au passé que l’on a connu depuis très longtemps. « La volatilité des marchés est telle, désormais, que nos choix d’entreprise peuvent être remis en cause rapidement », a prévenu Philippe Duval.

La rupture qui se prépare en matière de politique agricole, le groupe coopératif sucrier s’y est adapté à l’avance en changeant à la fois de taille et de périmètre d’activité. Tout en respectant les règles de fonctionnement d’une coopérative, Tereos a su se développer malgré la disparition des protections et se défendre dans le cadre du marché. D’où une politique de fusions et d’acquisitions menée avec constance qui a fait passer le nombre de planteurs avec lesquels le groupe travaille de 500 à 15 000. Des investissements ont été faits à l’étranger, Tchéquie, Brésil, Mozambique plus récemment pour tenir compte du fait que les pays les moins avancés vont être des fournisseurs du marché européen. Passé du sucre de betterave au sucre de canne, Tereos produit désormais autant de sucre de canne que ce qu’il pèse en sucre de betterave en France (1,2 MT) et il a même pris l’option d’introduire en bourse ses filiales brésiliennes !