Le britannique Lion Capital a finalisé le rachat de Picard le 14 octobre. Cette opération s’élève à 1,5 milliard d’euros, dont près de 600 millions ont été versés en liquide, tandis que le reste est financé par emprunt auprès des banques et des marchés, indique l’AFP. « La croissance de l’activité permettra de générer du cash pour rembourser la dette », a déclaré le p.-d.g. de Picard, Philippe Pauze au Figaro. Une stratégie que l’entreprise commence à connaître, puisqu’elle change de fonds propriétaire dans le cadre d’un LBO pour la troisième fois en à peine 10 ans. Pendant cette décennie, Picard a doublé son chiffre d’affaires, qui a atteint 1,15 milliard d’euros en 2009. Avec plus de 800 boutiques (dont une centaine à Paris et 30 en Italie), Picard souhaite se développer encore en France et estime le potentiel de points de vente supplémentaires à 250, voire 300 magasins. Pour se développer sur les villes de province et les villes de moins de 100 000 habitants, le leader du surgelé en France envisage notamment de s’adapter aux habitudes de consommation de ces zones, qui diffèrent de celles des très grandes villes. Le Figaro précise également que c’est la Scandinavie que l’enseigne a choisie pour se lancer vraiment à l’export et qu’elle doit décider d’ici mars prochain où y ouvrir ses premiers magasins entre Stockholm, Oslo, Helsinki et Copenhague.
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