73 emplois sur les 128 que comptent les Salins de Giraud devraient être supprimés d’ici le mois de décembre, a-t-on appris de source syndicale. Le groupe français Salins, l’un des principaux saliniers européens, vient en effet de remettre au comité d’entreprise des Salins de Giraud un projet de restructuration du site. Ce projet, qui sera discuté en Comité central d’entreprise le 27 mars, prévoit de réduire de 800 000 tonnes à 300 000 tonnes sa production. Le site limiterait son activité au sel de déneigement, les fabrications de sel alimentaire et de sel à usage chimique étant stoppées. Le document remis aux salariés prévoit pour cela d’acheminer depuis Manosque une saumure fournie par GDF qui permettrait de produire du sel de déneigement. 3 000 hectares seraient également cédés au Conservatoire du littoral. Ce dernier pourrait ainsi garder un œil sur les 9 000 hectares désormais inutilisés sur un total de 14 000 hectares.
La direction justifie cette réorganisation par un manque de viabilité des Salins de Giraud. « La fin du contrat qui liait le site au chimiste Arkéma avait été annoncée depuis longtemps », explique la direction de Salins. Pour les syndicats, Salins préfère surtout produire depuis le Maghreb, où les coûts sont moindres. Le site tunisien du groupe aurait ainsi vu ses volumes passer de 2 000 tonnes à 700 000 en moins d’une dizaine d’années.
Présent en Europe, en Afrique, ainsi qu’en Amérique du Nord, le groupe Salins compte à travers sa filiale Salins du Midi 4 sites de production en France, qui produisent 2,5 millions de tonnes de sel de tous types.