Dans un communiqué du 17 juin, le CNIPT (interprofession de la pomme de terre fraîche) a présenté « un plan d’actions coordonné reposant sur des engagements concrets de chaque maillon de la filière », afin d’assurer dans les meilleures conditions la transition vers la récolte 2026 de pommes de terre. Pour rappel, le marché français a souffert d’une surproduction notable l’an dernier. La récolte avait culminé à près de 8,6 Mt, ayant conduit à un excédent estimé aux alentours de 1 Mt. Certains producteurs n’ont d’ailleurs pas eu d’autre choix que de recourir à la destruction. Le GIPT (interprofession des pommes de terre industrielles) et Arvalis avaient d’ailleurs annoncé en mars dernier travailler sur l’élaboration d’un protocole à ce sujet. Alors que la récolte 2026 approche, le plan du CNIPT arrive à point nommé, visant à réduire au maximum la coexistence entre les deux moissons.
Première mesure : les producteurs ainsi que leurs organisations s’engagent à dynamiser l’écoulement « des volumes excédentaires de la récolte 2025 qui ne trouvent plus de débouchés commerciaux ». Le CNIPT cite parmi eux la méthanisation, l’épandage, la mise en tas et les dons aux associations. Les conditionneurs s’attelleront de leur côté à mettre fin « aux opérations de promotion et aux mises en avant commerciales de l’ancienne récolte dès la date de bascule définie collectivement ». Enfin, les commerçants s’attacheront à « accueillir les pommes de terre primeurs et les nouvelles récoltes 2026 comme les produits phares de la saison ». Diverses actions sont citées : « référencement progressif », « mise en avant en rayon » et « valorisation auprès des consommateurs ». Le CNIPT rappelle enfin qu’il avait précédemment instauré, avec le GIPT, un dispositif « de prise en charge forfaitaire destiné à contribuer aux coûts engagés pour l’écoulement des volumes excédentaires ».
Un excédent d’offre de la récolte 2025 aux alentours de 1 Mt.
KC