Les producteurs de fruits à cidre de la FNPFC (FNSEA) demandent, dans un communiqué du 15 octobre, une revalorisation « immédiate » du prix des pommes à cidre. « Depuis des années, le prix de la pomme à cidre n’a pas suivi ni l’inflation, ni les hausses de coût de l’énergie et autres matériels de culture. Il va être impossible pour les producteurs spécialisés de faire face à cette perte de récolte catastrophique », déplore la FNPFC. Elle ajoute que les coûts de ramassage ont « explosé » cette année ; les pommes de plus petit calibre nécessitant davantage de tri manuel et la hausse du prix du carburant alourdissant les charges. Dans le détail, les pertes s’élèvent à 50 % par rapport aux prévisions au niveau national, voire à 70 % dans certaines exploitations.
« À date, les mesures annoncées par le ministère de l’Agriculture ne sont pas techniquement accessibles pour tous les producteurs de fruits à cidre », déplore Denis Rouland, président de l’organisation. Il demande notamment que les aides soient réaménagées « d’urgence » pour soutenir la trésorerie et la viabilité des exploitations cidricoles. Il appelle également à avancer sur le développement d’une irrigation « responsable » pour préserver les vergers face au changement climatique. Et de préciser que « cette année, les quelques vergers irrigués ont pu limiter la casse de la canicule ». La baisse des volumes menace également les débouchés. Selon la FNPFC, les cidriers fermiers, qui transforment leurs propres fruits en cidre, n’auront pas de cidre à vendre pour l’année à venir. Les cidriers acheteurs de fruits, quant à eux, n’arrivent pas à trouver les quantités suffisantes de fruits pour honorer leurs contrats de vente et devront parfois renégocier avec leurs acheteurs.
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JJ