Dans une note du 27 avril, la filière française de la pomme de terre (CNIPT, GIPT, UNPT, Arvalis) a précisé les règles à respecter dans le cas où des exploitations devraient opter pour l’épandage de l’excédent de pommes de terre dans les champs. Rappelons que la production de pommes de terre en France en 2025 a largement dépassé la demande, déclenchant une chute des prix et engendrant des besoins de gestion du surplus d’offre. La profession a proposé plusieurs solutions : dons alimentaires, alimentation animale, méthanisation. Mais elles s’avèrent parfois insuffisantes. « Force est de constater que des volumes excédentaires de pommes de terre devront être gérés au sein des exploitations », explique la profession. Les pommes de terre peuvent être épandues en l’état ou compostées. « En dernier recours, une dernière voie de dégagement est autorisée pour détruire les surplus de pommes de terre ; à savoir la "mise en tas" », précisent les organisations. Ces opérations doivent être menées selon un protocole strict afin d’éviter tout risque sanitaire. « Les pommes de terre épandues sont considérées comme des fertilisants organiques de type II au titre de la directive nitrates », indique par exemple la filière.
KC