Dans un communiqué du 14 septembre, le NEPG (producteurs de pommes de terre du nord-ouest européen) table pour le moment sur une baisse de la production de pommes de terre dans le secteur d’environ un quart, pour tomber à 20,695 Mt en 2026, contre 27,75 Mt en 2025. Il s’agirait par ailleurs d’un recul de 13,7 % par rapport à la moyenne quinquennale. La chute de la production s’explique par le repli des surfaces de 13,7 %, mais surtout par l’effritement des rendements. La chaleur et le manque d’eau ont provoqué des dégâts. Ajoutons des problèmes de taupins et de stolbur. « La germination plus précoce posera également un problème pour le stockage pendant la campagne », prévient le NEPG. Pour toutes ces raisons, la récolte 2026 « pourrait être l’une des plus faibles de ces dix dernières années », prévient l’organisation. Ces chiffres sont encore provisoires, précise le NEPG.
Par ailleurs, la qualité des tubercules semble elle aussi affectée (taille, longueur), ce qui pourrait « compliquer leur utilisation pour certains débouchés industriels », indique le communiqué. Les clients du marché intérieur, mais aussi de l’exportation, devront adapter leurs exigences. Et ce dans un contexte où la demande devrait être importante. En plus de l’intérêt des industriels, l’organisation européenne indique que celui des acheteurs de produits frais de Grande-Bretagne, d’Europe du Sud et de l’Est va également être soutenu, particulièrement pour les « gros calibres » et les « tubercules longs ». Enfin, le NEPG estime qu’il est nécessaire de « mener des essais sur de nouvelles techniques agricoles : créations de réservoirs d’eau, de meilleures techniques d’irrigation, l’agroforesterie, l’augmentation de la teneur en humus et le paillage pourraient faire partie de la solution, parallèlement à de meilleures variétés ».
Moins d’offre, mais une demande qui s’intensifierait en 2026 pour des lots de qualité
KC