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Bernard Layre « Pour une véritable stratégie de relance syndicale »

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Pour sa première intervention en tant que président des JA le 23 juin, Bernard Layre a dressé le cap de son mandat. Dans un contexte d’élection aux chambres d’agriculture en 2007, le nouveau président veut « mettre en place une véritable stratégie de relance syndicale ».

Alors que le rapport d’orientation du 38e congrès des JA se proposait de jeter un pavé dans la mare des OPA qui doivent se « remembrer », le syndicalisme jeune souhaite initier une « relance syndicale » tout en gardant son autonomie par rapport à la FNSEA. En ligne de mire, les élections aux chambres d’agriculture en 2007. Pour le nouveau président Bernard Layre, cet objectif « doit être mené en étroite relation avec la FNSEA». Les JA plaident pour « renforcer (leurs) synergies (avec la FNSEA), tant au niveau national que local». Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA le confirme : « Depuis le début de mon mandat, j’accorde beaucoup d’importance à l’autonomie et à la liberté d’expression des jeunes agriculteurs ». Pour le leader de la FNSEA, « cette diversité est un élément essentiel de notre frappe syndicale ».

Difficile remise en cause

Le rapport d’orientation du 38 e congrès des JA a suscité de vifs débats lors de la séance des amendements du congrès le 23 juin. Un des longs points de discussion a été notamment la proposition de constituer « un pôle unique départemental » pour l’installation face à la multitude des intervenants.

Les Jeunes agriculteurs se « doivent de piloter toute la politique d’installation du département par le biais du comité départemental à l’installation », indique le rapport. Le mandat de Bernard Layre est placé sous le signe « d’une très forte mobilisation pour la politique d’installation et de renouvellement des générations», a-t-il rappelé lors de sa toute première intervention en tant que président.

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Donner l’exemple

Ce positionnement politique devait se prolonger par la création d’un pôle au rôle technique. Après de longues tergiversations, les JA ont refusé sa création lors de la séance des amendements du rapport d’orientation du 23 juin . « Si on ne fait pas de refonte sur le dossier de l’installation, sur quoi allons proposer des réformes ? », s’interrogeait un des congressistes. Une question pleine du « bon sens paysan qui fait défaut à l’ensemble des services à destination des agriculteurs », précisent les JA.

Pour Bernard Layre, « la mise en œuvre technique de l’installation est plus compliquée que le positionnement politique : il y a eu incompréhension et confusion entre l’aspect politique et technique». Il assure que les JA sont sur la même longueur d’onde. Il n’empêche. Plaider pour « l’instauration de pôles de services par domaine de compétence pour aller vers une plus grande efficacité et vers un fonctionnement plus économe en budget mais aussi en responsables professionnels » sans réussir à fédérer dans sa propre structure est risqué. La discussion du rapport d’orientation est une épreuve de force pour un nouveau président, conclut Bernard Layre, satisfait d’avoir pu néanmoins « lancer » les pôles formation et emploi.