Le « recours privilégié à la médiation pour traiter les litiges à défaut de résolution du conflit avec l'interlocuteur habituel » ou encore la « désignation d'un ou plusieurs « médiateurs internes » pouvant être saisis par les fournisseurs » figurent parmi les bonnes pratiques de la charte « relations fournisseur responsables » pour la filière agroalimentaire. Des discussions sont d'ailleurs en cours avec certaines enseignes pour généraliser ce dispositif, selon nos informations.
« Un dispositif de médiation interne aux enseignes de grande distribution est obligatoire au Royaume-Uni depuis 2013. En cas de non résolution du conflit, c'est un arbitre désigné par l'Etat qui tranche, et un juge d'exécution des peines qui recouvre le dû si nécessaire (pas de jugement de fond, ndlr) », explique Francis Amand, médiateur des relations commerciales agricoles. Sans aller jusque là, un dispositif de médiation interne à chaque enseigne permettrait sans doute de fluidifier les relations commerciales. « Pour fonctionner, ce système doit mettre les médiateurs au-dessus de la hiérarchie, proches du directeur général ou du président », analyse Benoist Cirotteau.
Pour rappel, à l'exception notable de Leclerc, toutes les enseignes sont intéressées par le label « relations fournisseur responsables ». Les principes communs de la charte ont été signés par l'Ania, la FCD, Coop de France, la FCD mais aussi Auchan, Carrefour, Cora et Système U. Casino et Intermarché avaient indiqué, début novembre, leur volonté de les signer rapidement. Serge Papin avait même d'ores et déjà déclaré être candidat au label et Auchan s'était prononcé pour également.