La campagne de raisin de table 2026 a démarré avec une dizaine de jours d’avance et présente, pour l’heure, un potentiel de production « satisfaisant », « proche des normales », selon Alexandra Lacoste, directrice de l’AOP raisin de table, interrogée par Agra Presse le 1er septembre. « Nous pensions être au-dessus des tonnages de l’année dernière, mais il est possible que certaines parcelles rencontrent des soucis et que le potentiel soit légèrement revu à la baisse », précise Mme Lacoste, estimant toutefois qu’il est encore trop tôt pour communiquer un chiffre précis. Globalement, le raisin de table a relativement bien résisté aux fortes températures estivales, grâce au caractère méditerranéen de la culture et à une irrigation au goutte-à-goutte. Le manque de fraîcheur nocturne a néanmoins pu affecter la coloration des grappes dans certaines parcelles, un phénomène qui reste localisé.
Le début de la campagne de commercialisation est, quant à lui, marqué par un manque de dynamisme, selon Mme Lacoste. Le marché semble toutefois retrouver de l’élan avec la rentrée, même si la prudence reste de mise. L’incertitude reste ainsi forte pour certaines variétés, notamment le muscat du Ventoux et le chasselas de Moissac. Le Centennial, raisin sans pépins, peine également à trouver son public malgré l’intérêt des consommateurs pour cette catégorie. « Il présente de petites taches de rousseur, qui peuvent être perçues comme un défaut. C’est dommage », souligne Mme Lacoste, vantant les qualités gustatives de la variété. Pour rappel, le mois de septembre est stratégique pour la filière, puisque 30 % des ventes annuelles de raisin de table, toutes origines confondues, sont réalisées au cours de cette période.
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JJ