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Edito Réactivité, efficacité

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Danone a montré sa parfaite réactivité en réajustant mardi son objectif de marge opérationnelle courante pour 2016. D'une « progression solide », les dirigeants sont désormais passés à un objectif de « hausse de 50 à 60 points de base de la marge opérationnelle courante » pour l'exercice en cours. Alors que la volatilité sur certains de ses marchés émergents (la Chine, le Brésil, l'Argentine ou la Russie) est particulièrement importante, le groupe ajuste son plan d'investissements quasiment en temps réel. « Le processus d'allocation des ressources sur base trimestrielle », a expliqué Cécile Cabanis, la directrice financière lors d'une téléconférence devant les analystes financiers, « permet d'avoir une approche bien plus dynamique dans nos plans d'investissement ». En clair, plutôt que de tenir ce qui était initialement prévu, les dirigeants ont choisi de privilégier les marges au lieu de maintenir des investissements pour porter la croissance, dont les bénéfices paraissent trop aléatoires aujourd'hui au vue de l'évolution de l'environnement, en Chine essentiellement. Ne pas chercher la croissance pour la croissance, mais privilégier la rentabilité sur le long terme.

Ainsi, du haut de ses 22,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel, le groupe a donc su conserver toute sa souplesse dans la réactivité de sa gestion. Une flexibilité qui était une des marques de fabrique du modèle Danone, défendu par Franck Riboud lorsqu'il était aux manettes. Et elle est toujours celle d'Emmanuel Faber, qui arrivé à la tête du groupe depuis près de deux ans, a engagé un vaste processus de relance des différents pôles d'activités de Danone visant à une croissance durable et rentable.