Le projet de réforme bancaire a été adopté le 29 mai en seconde lecture en commission à l’Assemblée, qui l’a retouché, notamment pour renforcer la lutte contre la spéculation sur les matières premières agricoles et la transparence sur les activités des banques à l’étranger. Pour accroître la lutte contre la spéculation, la constitution de stocks physiques de matières premières agricoles sera interdite aux banques françaises, car cela pourrait « aboutir à exercer une influence sur les prix des marchandises », et ce à des fins de spéculation financière, selon un amendement adopté. Les banques ayant des activités de produits dérivés sur les matières premières agricoles devront aussi rendre publics dans leur rapport annuel les efforts réalisés pour éviter de contribuer à la spéculation, en vertu d’un autre amendement du Parti Socialiste (PS). Lors du débat sur la réforme bancaire à l’Assemblée nationale, le 13 février, le ministre de l’Economie Pierre Moscovici s’était engagé à « combattre la spéculation purement financière sur les marchés de dérivés de matières premières agricoles ».
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