Le 24 janvier, Rémy Cointreau a publié un chiffre d’affaires en net repli pour le troisième trimestre de son exercice 2019/2020 (clos le 31 mars). Celui-ci s’inscrit à 290,2 M€, en baisse de 9,8% en publié et de 11,3% en organique. En cumul sur neuf mois, le recul des ventes ressort à 4,1% (-6,5% à périmètre et devises constantes) à 814 M€. « La bonne dynamique chinoise est compensée par un certain nombre de facteurs conjoncturels, tel que la chute du tourisme à Hong Kong, la lente reconstitution des stocks aux Etats-Unis et les évolutions de notre réseau de distribution, essentiellement en Europe de l’Ouest, en cohérence avec la montée en gamme du groupe », note le groupe de spiritueux dans son communiqué. Surtout, le groupe n’a pas caché son inquiétude sur l’impact potentiel de l’épidémie de coronavirus en Chine. Il s’agit d’« un marché moteur pour sa croissance », a déclaré le directeur financier du groupe, Luca Marotta, lors d’une conférence téléphonique avec des analystes le jour de cette publication. L’épidémie, a-t-il ajouté, pourrait être une menace sur la consommation de cognac en volumes, mais pas sur les prix. Le groupe est particulièrement exposé à un éventuel ralentissement en Chine, où il réalise 20% environ de ses bénéfices selon les estimations. En décembre déjà, à l’occasion de la publication de ses comptes semestriels inférieurs aux attentes des investisseurs, le groupe s’était déclaré très prudent pour la suite, en raison de l’absence d’amélioration à Hong Kong.
Prenant pour prétexte le changement de direction (*), le groupe a par ailleurs indiqué qu’il avait « décidé de suspendre les objectifs annuels et moyen terme indiqués précédemment ». En revanche, Rémy Cointreau confirme la pertinence de sa stratégie de valeur.
st arrivé en tant que directeur général de Rémy Cointreau le 1er décembre 2019, à la suite du départ de Valérie Chapoulaud-Floquet.