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Reprise en main de Franprix et LeaderPrice

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Après une reprise en main des équipes de ses deux filiales de discount, le p.-d.g. de Casino Jean-Charles Naouri a reconnu que Franprix, détenu à 95% et LeaderPrice, détenu à 75%, avaient affiché « des chiffres d’affaires très décevants » en 2006, en très grand décalage par rapport au marché du discount.

« Nous ne pouvions pas rester passifs » et « nous avons dû accélérer le pas », a déclaré le p.-d.g., pour justifier l’éviction début mars à la tête de l’enseigne

Franprix des deux frères Jean et Robert Baud et leur remplacement par deux hommes du groupe.

Soutenant de nouveau la pertinence des deux concepts, le p.-d.g. a fait valoir que Franprix disposait « d’une part de marché très élevée à Paris (630 magasins)» mais sans dévoiler de pistes de relance de l’enseigne.

Il a concédé que Franprix « n’avait pas suivi l’évolution de la sociologie parisienne, contrairement à Monoprix ». Cette dernière enseigne, véritable joyau du groupe détenu à 50/50 avec le groupe de grands magasins Galeries Lafayette, a affiché des ventes en hausse de 4,5 % en 2006 et confirmé « son excellent niveau de rentabilité ».

Quant à l’enseigne à bas prix LeaderPrice (500 magasins), dont le président du directoire Bernard Baud a lui aussi été évincé, le p.-d.g. de Casino s’est dit aussi très confiant dans ce concept, qui « a connu de longues années de croissance rentable ininterrompues».

« LeaderPrice détient 25% du marché du discount», a-t-il souligné.