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Restauration de la nature : seuls cinq États membres ont adressé leurs plans dans les temps

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La législation sur la restauration de la nature prévoit la restauration d’au moins 20 % des zones terrestres et maritimes de l’UE d’ici 2030 et tous les écosystèmes nécessitant une restauration d’ici 2050, y compris les écosystèmes agricoles. Crédits : © Réussir SA

Les États membres avaient, en théorie, jusqu’au 1er septembre pour rendre à la Commission européenne leur projet de plan de restauration de la nature prévu dans la réglementation adoptée en 2024. Mais seuls cinq d’entre eux (Espagne, Portugal, Pays-Bas, Luxembourg et Bulgarie) les ont adressés dans les temps, a indiqué le directeur général de l’Environnement, Éric Mamer, lors d’un échange au Parlement européen le jour même. Il a précisé que cinq autres plans étaient finalisés et seraient bientôt envoyés à Bruxelles. En France, le ministère de l’Environnement a confirmé avoir prévu de présenter son plan « d’ici une quinzaine de jours ». « C’est une aventure inédite. Il ne s’agit pas de respecter une échéance stricte mais plutôt d’élaborer de bons plans pour bien identifier les besoins et ainsi pouvoir les financer dans le cadre du futur budget européen », a tempéré le fonctionnaire européen.

Lire aussi : Restauration de la nature : une consultation ouverte sur le format des plans nationaux

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L’exécutif dispose désormais de six mois pour examiner les projets et formuler des commentaires (qui seront rendus publics) à l’intention des États membres. Ces derniers pourront intégrer ces modifications lors de la finalisation de leurs plans qui devront entrer en vigueur fin 2027. « La Commission européenne aura un rôle crucial à jouer pour garantir la crédibilité, la cohérence et la conformité des plans avec les objectifs de la loi », indique le Bureau européen de l’environnement qui promet d’être vigilant.

La législation sur la restauration de la nature, qui a fait l’objet d’intenses discussions et qui reste très critiquée notamment à droite, prévoit la restauration d’au moins 20 % des zones terrestres et maritimes de l’UE d’ici 2030 et tous les écosystèmes nécessitant une restauration d’ici 2050, y compris les écosystèmes agricoles. Plusieurs eurodéputés démocrates-chrétiens et conservateurs ont, une nouvelle fois, demandé à la Commission européenne de reporter l’entrée en application de la réglementation.