Le conglomérat hollandais annonce pour le troisième trimestre un chiffre d’affaires de en hausse de 10,3% à 13,4 milliards d’euros, soutenu par un effet de changes de 4,1% tandis que son périmètre est resté presque stable (+0,1%). Sur les neuf premiers mois, la croissance est de 11,1% à 38,8%. Les produits d’hygiène ou d’entretien ménager affichent une bonne résistance avec des croissances sur les mois de juillet à fin septembre, respectivement de 8,0% en volume et 5,6% en valeur à 4,7 milliards et 11,0% en volume et 7,0% en valeur à 2,4 milliards. Les produits alimentaires font moins bonne figure. Avec des ventes de 3,6 milliards sur le trimestre, les ventes de produits liés à l’alimentation (soupes Knorr, thés Lipton, herbes et épices) accusent une baisse de 0,4% en valeur et 1,4% en volume (10,2 milliards sur 9 mois, dont +2,0% en valeur et -1,2% en volume). Knorr s’en sort bien avec de nouveaux marchés en Russie et Australie, tout comme de nouvelles variétés d’herbes en Allemagne, ou les soupes à base de tomates « durables » en France. L’activité de glaces est en revanche un sujet de satisfaction. Grâce à un portefeuille de marques fortes et complémentaires, adaptées à tous les goûts, à tous les modes et moments de consommation, Unilever a su tirer son épingle du jeu, malgré un contexte assez perturbé. En effet, les ventes du groupe augmentent en volume ainsi qu’en valeur plus vite que le marché, confortant ainsi sa position de leader du marché des glaces avec une progression de 6,8% en valeur à 2,7 milliards (7,9 milliards sur 9 mois) et de 3,3% en volume par rapport à 2011. Globalement et par zones géographiques, « les volumes de marché ont continué à croître dans les marchés émergents », a indiqué Unilever dans le communiqué, soulignant que ses ventes y avaient augmenté de 12,1% sur base comparable. La croissance a de son côté été limitée à 0,9% en Europe, où Unilever a été obligé de baisser ses prix pour faire face à la concurrence. « Il est clair que l’environnement économique va rester difficile. Le prix des matières premières est élevé et va rester volatil. Il n’y a en outre aucun signe montrant que le niveau de concurrence va s’adoucir », a déclaré le directeur exécutif du groupe, Paul Polman, cité dans un communiqué.
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