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Résultats/Boulangerie Résultats mitigés pour Aryzta

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Le spécialiste de la boulangerie Aryzta annonce des résultats annuels en demi-teinte et l’arrivée prochaine au conseil d’administration de deux nouveaux membres extérieurs au groupe.

Le fabricant de produits de boulangerie industrielle congelés Aryzta a enregistré un recul de 5,7 % de son Ebitda à 485 M€ lors de son exercice 2015/2016 (clos le 31 juillet). « La moitié de cette chute étant à mettre en lien avec des investissements accrus dans le marketing », note le groupe dans un communiqué du 26 septembre. Une contre-performance supérieure aux attentes des analystes, qui attendaient un Ebitda de 500 M€. La marge d’Ebitda se contracte à 12,5 % (contre 13,45 % un an auparavant). Le chiffre d’affaires progresse quant à lui de 1,5 % à 3,87 Mrd€, grâce à un effet de change favorable et principalement le raffermissement du dollar. La croissance organique ressort à 0,5 %, là encore, au-dessous des attentes des analystes qui tablaient sur une hausse de 0,8 %. La publication des comptes annuels est intervenue juste après celle de la nomination d’un nouveau président extérieur au groupe, en la personne de Gary McGann, actuellement président de Paddy Power Betfair et ancien CEO de la compagnie aérienne Aer Lingus et du groupe de spiritueux Gilbeys of Ireland. Gary McGann devrait prendre la place de Denis Lucey lors de la prochaine assemblée générale. L’avocat Rolf Watter, par ailleurs président de PostFinance, devrait également rejoindre le conseil d’administration. « Les analystes saluent ces nominations et attendent du nouveau président qu’il fasse contrepoids à la direction forte, mais très contestée, du groupe », indique l’agence suisse AWP.

Aryzta, notamment propriétaire de 49 % du groupe de surgelés Picard, traverse une passe difficile en Bourse. Sous pression depuis deux ans, le titre a ainsi perdu plus de la moitié de sa valeur, en raison d’inquiétudes tant sur l’endettement que les choix en matière d’acquisitions. Un mouvement qui s’est d’ailleurs amplifié après la cession récente et dont les motivations demeurent assez floues de plus de 400 000 actions (représentant 0,5 % du capital) par le directeur général Owen Killian.