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Rivés sur le Net, les jeunes en mal d’info pour piloter la ferme

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Les nouveaux agriculteurs se montrent peu satisfaits de l’information sur le pilotage de la ferme, d’après Ipsos. En réponse, les instituts techniques veulent mieux cibler leur conseil.

Comment bien informer les nouveaux agriculteurs : une étude Ipsos, montrant des attentes « peu satisfaites », donne des recommandations. « Seul un nouvel installé sur dix s’estime très satisfait de l’information qu’il reçoit », révèle cette enquête présentée le 3 juin aux instituts techniques (Acta). En cause, un « manque de pertinence et de personnalisation ». Il s’agit d’être « plus précis », les agriculteurs cherchant « du concret » et « moins de théorie », avance l’institut de sondage. Et surtout de diffuser l’info via le digital ; 46 % des nouveaux agriculteurs s’informent du pilotage de l’exploitation d’abord via les réseaux sociaux. Viennent ensuite les moteurs de recherche (34 %), les sites internet (33 %). Un tiers suivent des formations.

L’étude se penche sur le type d’info jugée le plus utile pour piloter la ferme. Météo et climat arrivent en tête (29 %), puis les sujets techniques autour des productions végétales et animales. Hors pilotage de l’exploitation, les jeunes installés attendent plus d’informations sur la santé et le bien-être animal (22 %), l’adaptation au changement climatique (20 %). Par ailleurs, la formation continue suscite un fort intérêt (à 92 % jugée importante), notamment celle des instituts techniques (82 % d’intéressés). Ce besoin porte sur la technique de production (47 %), loin devant la gestion et économie (28 %), la transition et adaptation (19 %).

Les instituts manquent de notoriété

Reste aux instituts techniques à bien positionner leur offre. Ipsos souligne l’ampleur de la tâche. « Les instituts techniques souffrent d’un déficit de notoriété auprès de la nouvelle génération », d’après l’étude ; 15 % seulement l’identifient comme source d’information utile au pilotage, derrière les chambres d’agriculture (45 %), les groupements de producteurs (28 %), les coops et négoces (20 %). Un nouvel agriculteur sur deux n’arrive pas à donner spontanément le nom d’un institut technique. Arvalis est le plus connu (cité par 31 % des sondés), loin devant l’Idele (11 %).

Leur plus grand défi est d’agir ensemble. Pas moins de dix-neuf instituts composent l’Acta, d’où un éclatement de l’information. « On souhaite combiner les références des instituts techniques », a déclaré le 3 juin en conférence Marianne Sellam, directrice scientifique et technique de la tête de réseau. L’idée est d’avoir une « vision globale », l’organisation actuelle étant par filière (grandes cultures, élevage, fruits et légumes, vigne et vin, cultures spécialisées, bio). « Les nouveaux agriculteurs doivent s’emparer d’une multitude de sujets », a abondé le nouveau président Paul Auffray. « Ça oblige à revoir notre approche. »

Un « manque de pertinence et de personnalisation »